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Alerte AMBER et radioamateur

L’Alerte AMBER, qu'est-ce que c'est ?

C’est un système d’information rapide mis en place lorsqu’une disparition d’enfant est signalée. Vu que les premières heures sont cruciales dans ce type de situation, l’Alerte AMBER (Alerte Médiatique But Enfant Recherché, (et en mémoire de Amber Hagerman, enlevées et assassinée) sollicite, par divers moyens de diffusion, la participation de la population afin de retrouver rapidement un enfant victime d’enlèvement et dont la sécurité physique ou la vie est en danger.

L’Alerte AMBER a été implantée aux États-Unis à la suite d’une tragédie survenue dans la ville d’Arlington, au Texas, le 13 janvier 1996. À l’époque, bien qu’un citoyen eut décrit correctement le suspect ayant enlevé une fillette de 9 ans, Amber Hagerman, et son véhicule, la victime avait été retrouvée morte quatre jours plus tard. Cette tragédie a profondément bouleversé la population d’Arlington. Plusieurs citoyens ont communiqué avec différentes stations de radio de même qu’avec le Service de police d’Arlington pour suggérer l’utilisation de temps d’antenne pour alerter la population. L’Alerte AMBER est devenue par la suite un outil d’enquête important en matière d’enlèvement d’enfant.

Le 30 avril 2003, le Congrès américain adoptait la loi « AMBER Alert » pour assurer l’application uniforme du programme partout aux États-Unis.

Quand déclenche-t-on une Alerte AMBER ?

Pour qu’une Alerte AMBER soit déployée, les quatre critères suivants doivent être présents simultanément et sans exception :

  • L’enlèvement vise un enfant (une personne de moins de 18 ans).
  • Le service de police a des motifs raisonnables de croire que l’enfant disparu a été victime d’un enlèvement.
  • Le service de police a des motifs raisonnables de croire que la sécurité physique et la vie de cet enfant sont sérieusement en danger.
  • Le service de police possède suffisamment de renseignements qui permettraient de localiser l’enfant, le suspect ou le véhicule utilisé par ce dernier.

Fonctionnement au Québec

L’Alerte AMBER a été mise sur pied au Québec le 26 mai 2003.

Dès que la Sûreté du Québec déploie une telle alerte, on demande à tous les partenaires de collaborer durant deux heures ou plus. Cette période est habituellement jugée critique par les policiers pour qu’une situation de crise connaisse un dénouement heureux.

L’implantation de l’Alerte AMBER au Québec a été réalisée conjointement par le SPVM, la GRC et la SQ.

Il est maintenant possible d’adhérer à la page de l’Alerte AMBER du Québec sur Facebook au http://www.facebook.com/AlerteAMBERQC afin d’obtenir les détails d’une alerte en cours au Québec

Partenaires actuels au Québec

Outre les partenaires policiers, il y a :

  • Facebook et le Child Safety Research & InnovationCente(CIRSC) du Nouveau-Brunswick.
  • Le ministère des Transports du Québec et Astral Affichage : le Centre de gestion de la circulation du ministère des Transports affiche l’information pertinente sur ses panneaux à messages variables sur l’ensemble du réseau routier. De plus, l’information sera affichée sur les panneaux digitaux d’Astral Affichage situés dans la grande région de Montréal.
  • La Société de l’assurance automobile du Québec : l’information sur l’alerte est transmise à tous les contrôleurs routiers qui portent alors une attention particulière et tentent de repérer le véhicule du suspect.
  • Le Réseau enfants retour Canada : offre notamment le soutien aux familles.
  • Les centres d’appels d’urgence 9-1-1 : reçoivent l’information sur le déclenchement d’une alerte pour leur permettre de relier les appels des citoyens à l’Alerte AMBER et de transmettre rapidement ces appels aux policiers.
  • Loto-Québec : affiche le message d’alerte par le biais de ses terminaux munis d’afficheurs-clients.
  • Les partenaires médiatiques : les diffuseurs radio prennent du temps d’antenne sur leur propre publicité et les diffuseurs télé émettent continuellement les détails par le biais d’une bande défilante.
  • L’Association canadienne des télécommunications sans fil (ACTS) : les alertes Amber « sans fil » sont maintenant offertes gratuitement aux clients canadiens de la téléphonie cellulaire. C’est un nouveau service par texto qui contribuera au retour sécuritaire d’enfants victimes d’enlèvement. Les clients de la plupart des fournisseurs canadiens de services sans fil auront la possibilité de recevoir gratuitement les alertes Amber par texto en s’inscrivant sur le site Internet suivant : http://www.ambersansfil.ca/

Depuis l’implantation de l’Alerte AMBER au Québec, chaque cas a connu une fin heureuse.

Le radioamateurisme peut contribuer aux activités de l’Alerte AMBER

En Ontario, Colombie britannique et Saskatchewan, tout radioamateur agréé et adulte, muni d’un transcepteur VHF et/ou UHF et d’une connection internet fiable, est bienvenu et encouragé à s’enregistrer afin d’aider dans des cas qui peuvent représenter une question de vie ou de mort pour la victime de l’enlèvement.

Les stations bénévoles ayant été approuvées seront ajoutées à une liste courrielle spéciale de RAC, par laquelle elles recevront SEULEMENT des avis liés à  Alerte AMBER tels que produits par le service de police.

Les stations sont alors référées à un site web sur lequel apparaît le texte de l’alerte que les bénévoles retransmettront à leur répéteur local ou par tout autre moyen à leur disposition. L’alerte consiste en une description de l’enfant, du ravisseur et du véhicule associés à l’enlèvement. La station devra transmettre le verbatim ou le texte sans que rien ne soit ajouté par l’opérateur de la station. Le radioamateurisme peut contribuer de façon  marquée au succès de la recherche.

L’Alerte AMBER est perçue par la police comme un outil utile d’investigation. Le récent enlèvement, puis le retour du petit Kienen Hebert en C.-B., tend à le démontrer.

Au Québec, les choses se passent différemment. Il est possible de s’enregistrer (http://www.ambersansfil.ca)  à un réseau Amber de communication sans fil via l’Association canadienne des télécommunications sans fil (ACTS), mais cela vaut pour le téléphone cellulaire et le « texto ». Malheureusement, aucune allusion au radioamateurisme !

Il a lieu de s’interroger sur cette situation et de se demander pourquoi il en est ainsi et si toutes les représentations nécessaires ont été faites auprès des corps policiers et du ministère de la Sécurité publique (ou autres) pour faire reconnaître les clubs radioamateurs, partenaires officiels d’Alerte AMBER.

Quel a été le rôle de RAQI, RAC et des clubs radioamateurs lorsque fut créé le réseau AMBER au Québec en 2003 ?  Revenir sur la question aujourd’hui est-il pertinent ? Faites connaître votre point de vue.

Et si l’avenir du radioamateurisme passait aussi par les services qu’il peut offrir et rendre à la population… maintenant ? 

Claude Lalande VE2LCF

Sites visités

http://www.rac.ca/fr/rac/public-service/ares/amber-alert/

http://fr-fr.facebook.com/AlerteAMBERQC

http://www.spvm.qc.ca/en/jeunesse/alerte-amber.asp

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alerte_AMBER